Du soleil dans nos coeurs

Toujours au Théâtre du Château, toujours en vie, toujours le fun ! Aujourd’hui, j’ai compris que durant ce stage, je pouvais potentiellement mettre ma vie en danger. Oui, je ne plaisante pas. Clémence nous a fait faire un exercice à Stéphanie et moi, Stéphanie prise par le jeu s’est transformée en monstre tentant de m’attaquer… Mais fort heureusement, je ne me suis point laissée abattre et j’ai réussi à contrer par un frottage de tête ! Maintenant, je me méfie, j’ai compris que cette femme était d’une folie sans nom. Heureusement, Clémence, qui, dans une autre vie, devait être Indiana Jones, réussit à maîtriser la bête ! Oh mon Dieu, mais que d’aventures !

 

Si toi aussi tu as envie de découvrir cette femme extraordinairement barrée, viens demain.

Oui, viens…

C’est au Théâtre du Château de Jonzac, c’est à 14h30 et je te promets, Josi, tu vas t’amuser !

Allez bisous, à demain !

Sybile, la stagiaire aventurière

Jonzac, ça claque !

Nous sommes à plus de la moitié de cette résidence, déjà. La fatigue est bien présente, mais heureusement Jonzac nous propose un cadre fort agréable pour décompresser. Clémence continue de faire évoluer le travail en tâtant toutes les pistes possibles, et Stéphanie suit toutes ses indications en se donnant à 1000%,et cela m’offre un spectacle bien cocasse !

Hier, nous avons également créé un petit teaser du spectacle pas piqué des hannetons. Allez y faire un tour, ça mange pas d’pain, ça fait plaisir.

 

Sybile, la stagiaire qui a besoin d’une bière

 

Tous au château !

Hey ! Me revoici enfin ! Après cinq longues semaines, nous reprenons la création de Mon Québec en 10 tounes. Et cette fois-ci, nous nous retrouvons à Jonzac dans le magnifique petit Théâtre du Château. Et c’est reparti pour une semaine de répétitions intensives : crises, larmes, épuisement… Noooooon, je plaisante ! En réalité, c’est crises de rires, larmes de joie mais quand même de l’épuisement. Bref : quelle joie d’être de retour.

Sortie publique de résidence prévue vendredi 13 avril à 14h30.

Josiane. Si tu nous entends. Viens donc vendredi au théâtre. C’est juste à côté…

Sybile, la stagiaire interstellaire

Il faisait beau à Landiras

Je n’en ai pas parlé.

Pas eu le temps.

Le temps, je le prends. Là.

Landiras. Trois journées de résidence à la salle polyvalente nappée de soleil hivernal. Ouverte sur le monde extérieure.

On peaufine le rendu sonore des chansons de Stéphanie. On distille aussi dans ce concert quelques morceaux de texte parlé. Serge, ingénieur du son, est présent. Il est arrivé avec son beau camion, du matériel performant et pis son sourire.

Le mercredi après-midi, nous avons ouvert notre répétition à l’association Partage, qui propose des sorties culturelles aux personnes âgées isolées de la commune. Nous a rejoint à la débottée un petit groupe d’enfants de l’accueil de loisirs tout proche. Un petit public chaleureux intergénérationnel s’est ainsi constitué pour découvrir un drôle de phénomène : une répétition à vue de Stéphanie la québécoise, qui chante et évoque ses souvenirs… Et après ça, gâteaux et boissons ont été partagés, permettant d’approfondir la rencontre et d’échanger des promesses : “On veut voir le spectacle final. Si vous venez jouer à Landiras, on se mobilisera.”

Le jeudi, après notre sortie publique de résidence intimiste et le rangement de la salle, nous avons repris nos routes respectives, le froid de l’hiver piquant nos peaux rougies, givrant les rues jolies. See you, Landiras.

Il a neigé sur Portets

Neigé à Montpellier.
Neigé à Bordeaux cœur de ville.
Neigé à Portets. Et oui.
Nous construisons loin de la neige québécoise un spectacle à l’Espace Culturel La Forge.
Il y a Stéphanie sur scène, Clémence en direction de jeu, assistée de Sybile, étudiante pictavienne débarquant dans le sud pour sa première semaine de stage au sein de notre équipe.
Nous concluons notre résidence par un spectacle éphémère unique, une synthèse de notre travail amoncelé, devant un parterre disparate de spectateurs attentifs et attentionnés.
Nous sommes chanceuses. Nous aimons notre métier. Nous l’aimons malgré les efforts que ça demande d’affirmer nos valeurs. Nous l’aimons même si c’est indécent de l’aimer tant.
Neigé à Portets, oui. Dehors et dedans. Sous nos parapluies.
Stéphanie, Sybile et moi avons bien travaillé.

PROCHAINE RESIDENCE DE CREATION : 9-13 avril 2018 – Théâtre du Château, Jonzac

Et pis… Stéphanie…

Faut quand même que je vous dise deux-trois choses sur la dernière résidence de création sur Mon Québec en 10 tounes. C’était à la Salle de la Glacière de Mérignac. Nous y avons pour la première fois expérimenté le répertoire de chansons et notre texte dramatique fraîchement éclos, dans des conditions techniques sobres et efficaces. Nous avons présenté publiquement un bâti de quelques scènes extraites du spectacle, dans un ordre non chronologique, mais pouvant montrer les différentes couleurs de notre projet : sa musique, son humour, sa mélancolie mais aussi son désir d’aller à la rencontre vivante du spectateur et de faire de sa dualité (entre drame et concert, entre France et Québec, entre réalité et fiction) une puissante énergie de plateau.

Cette résidence a également permis de rencontrer des adolescents de l’Amicale Laïque de la Glacière, des adultes du CAJ AFTC Avenir de Bordeaux et de l’Esat LADAPT de Floirac, ainsi qu’une classe de Troisième du Collège Noës de Pessac. Avec ces groupes, nous avons réalisé une répétition à vue, un échange en suivant et un petit atelier de pratique théâtrale. Enfin, Hervé, chroniqueur sur RIG, est aussi venu à notre rencontre et a enregistré l’une de nos répétitions. La radio associative de Blanquefort suivra au fil des mois notre aventure jusqu’à l’accompagner sur ses ondes lors de ses premières représentations. Prochaines résidences prévues ? mais oui, bien sûr. Elles auront lieu du 20 au 22 février à la Salle Polyvalente de Landiras / du 27 février au 2 mars à l’Espace Culturel La Forge, Portets / du 9 au 13 avril au Théâtre du Château à Jonzac… et un petit retour sur Bordeaux est prévu pour le joli mois de mai.

 

Un point sur l’écriture

“Le Rat Bleu voyage… C’est à Rion-des-Landes que Stéphanie et Clémence ont passé la semaine du 23 au 27 octobre. Objet de ce grand voyage : Ecrire, encore écrire. Un atelier d’écriture, quoi ! Un texte qu’elles présenteront la saison prochaine. Le charme de cette région qui regroupe 18 communes sous le nom de Pays Tarusate, l’architecture et l’histoire de la commune de Rion-des-Landes, le tout agrémenté du spectacle imaginé par nos deux complices… Voilà une occasion de se déplacer l’an prochain. Ce sera une autre histoire à raconter.”

Merci, Paulette.

Nous avons été cueillies par la pertinence et l’efficacité de notre propre travail et bien accueillies par l’équipage de Jeanot dans ce lieu magique en pleine nature landaise. Vous trouverez quelques photos en suivant. Vive la résidence artistique ! Et vive la lande !

Résidence à Rion-des-Landes

  • La nuit d'automne et ses lampions

  • Le blé d'Inde

  • L'Eco-Lieu

  • Suivre Stéphanie Desmarais sur les chemins de randonnée

  • Ecrire

  • Nos deux ombres qui avancent

  • Les champs alentours

  • Le travail à la table

  • La Cueillante

  • L'espace

  • Le monde

Résidences d’écriture – automne/hiver

Changement de saison pour Mon Québec en 10 tounes.

Stéphanie et Clémence partiront en résidence d’écriture du lundi 23 au vendredi 27 octobre 2017 dans ce joli Eco-lieu Jeanot à Rion-des-Landes.

Elles iront travailler du 22 janvier au 1er février 2018 à la Salle de la Glacière à Mérignac.

De belles occasions pour aller à leur rencontre…

Nos deux ombres immobiles


C’était vendredi 7 avril 2017, au Collège Noës de Pessac, dans la pénombre du CDI. Il était 9h et le chef d’établissement procédait avec son équipe à un exercice d’alerte attentat. Tout était clos, portes, fenêtres, rideaux. Seules nos oreilles étaient immensément ouvertes, l’occasion pour Stéphanie et moi d’initier un échange autour du voyage, de l’identité, de la langue et de la francophonie. Pour clore ce moment intense et tranquille, Stéphanie a chanté une chanson. Les cordes de sa guitare ont chanté au rythme apaisé des élèves, qui ont écrit quelques notes sur des morceaux de papier, notes qu’ils nous ont laissé en partant. Nous avons quitté le collège pour retrouver les couleurs du ciel ouvert. Il faisait terriblement beau. On s’est prises en photo, Stéphanie, moi et nos ombres immobiles. Si on regarde bien, on voit que l’on sourit. Quelques jours plus tard, on reçoit quelques retours de leur enseignante, qui nous remercie :

C’était une petite bulle de respiration dans leur semaine où tout va très, trop vite.